• ici.radio-canada.caLes lauriers sont coupés. En tout cas, presque tous. On peut donc tirer un premier bilan de la récolte.

     

    Un peu d’autosatisfaction ne nuit pas, au seuil de l’hiver : pour la première fois, je crois, depuis l’existence de ce blog, sur toutes les sélections des prix littéraires les plus importants figuraient cette année des livres que j’avais vantés et défendus.

     

    Certes, Amélie Nothomb n’a pas eu le Goncourt pour Soif (Albin Michel). Pourquoi tu danses quand tu marches ? (JC Lattès), d’Abdourahman A. Waberi, n’a pas eu le Renaudot. Ni Dominique Barbéris (Un dimanche à Ville-d'Avray, Arléa) ni Michaël Ferrier (Scrabble, Le Mercure de France) n’ont vu leurs ouvrages couronnés par le Femina.

     

    Mais il y a aussi de bonnes nouvelles : Emmanuelle Lambert a reçu le Femina essais pour son bel essai photo Daniel FaureGiono, furioso (Stock).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    photo Pierre AhnneEt Claudie Hunzinger s’est vu attribuer le prix Décembre pour Les Grands Cerfs (Grasset).

     

     

     

     

     

     

    Par ailleurs, il reste l’Interallié, toujours après les autres. Le 14 novembre, François Armanet peut encore l’avoir, pour Les Minets (Stock).

     

    Pour relire mes articles sur ces romans, qui, tous, auraient mérité d’être récompensés, cliquez sur leurs  titres. Félicitons les auteurs, primés ou non, ainsi que les lecteurs, qui les lisent ou vont les lire.

     

    P. A.


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  • photo Jean-Pierre BelissentMa pièce La Cantatrice et le Gangster, avec Marion Hérold et Markus Fisher, sera jouée au Théâtre de l’Île-Saint-Louis du 19 au 24 novembre 2019 (voir ici et sur le site du théâtre).

     

     

     

     

     

     

    Vous trouverez des détails concernant l’intrigue, l’écriture, les thèmes et les intentions dans les réponses que j’ai données aux questions de Danièle Pétrès pour la revue en ligne L’Inventoire.

     

    Pour accéder à l’entretien, clquez ici .

     

    Des précisions sur ma pièce…

     


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  • Pendant la troisième semaine de novembre, ma pièce, La Cantatrice et le Gangster, sera jouée au Théâtre de l’Île-Saint-Louis par Marion Hérold et Markus Fisher, dans une mise en scène de Marie-Pierre Pêcheur.

     

    Je serais heureux de compter parmi mes spectateurs tous les lecteurs de ce blog qui seraient disponibles et tentés.

     

    Toutes les indications figurent dans le programme du théâtre ( https://www.theatre-ilesaintlouis.com/ ) et sur l’affichette ci-dessous.

     

    Bientôt ma pièce


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  • La vie est pleine de surprises. Ce matin, je découvre sur ce blog un commentaire portant sur mon récent entretien avec Nora Sandor. Une lectrice m’y pose tout de go la question : Nora Sandor existe-t-elle ? Perplexe, je m’informe, tombe, comme dans un roman de Nora Sandor, sur une vidéo postée sur YouTube (pour la voir, cliquez ici).

     

    Comme elle dure 27 minutes 30, je vous la résume à gros traits. Sam Voros, « écrivain et prof de français » (La Lumière et la nuit, L’Harmattan, 2014), y parle de Licorne, citant, au passage, élogieusement et aimablement, mon propre article. Mais sa lecture du roman de Nora Sandor l’a conduit à des conclusions auxquelles, pour ma part, je n’aurais pas pensé : Licorne serait peut-être de Michel Houellebecq, rien de moins, tentant de renouveler l’exploit de Romain Gary en son temps : avoir deux fois le prix Goncourt.

     

    photo Nora Sandor

     Elle s'est fait photographier de dos, encore un indice...

     

    À cette hypothèse audacieuse, je pourrais, quant à moi, répondre que j’ai vu Nora, que je lui ai parlé. Mais « ça ne prouve rien », me répondrait Sam, évoquant Ajar. Disons donc plutôt un mot de ses arguments…

     

    Licorne serait un livre « si profond, si travaillé », qu’on aurait peine à croire qu’il est la première œuvre d’une auteure de 31 ans. Bel hommage, que l’intéressée saura apprécier.

     

    Le « silence des médias à propos d’un livre si exceptionnel » serait également louche. Sympathique naïveté, qui conduit notre commentateur à contredire lui-même au passage sa théorie du deuxième Goncourt.

     

    Et puis, il y aurait tous les thèmes houellebecquiens. Le corps, par exemple, ou la banlieue… Motifs, il est vrai, assez peu partagés pour justifier tous les soupçons. Pour ce qui est de l’écriture aussi, Sandor reproduirait tous les tics de Michel. Comme « la pirouette ironique » en fin de phrase (pourtant Flaubert, Proust, Vialatte ?...) ou « le grossissement burlesque » (tant d’autres ?...).

     

    Le personnage de Maëla achève de convaincre notre soupçonneux critique : l’héroïne de Licorne sortirait en effet tout droit d’un roman de l’auteur favori de Laurent Wauquiez. Car qui est Maëla ? « Une idiote », bien à sa place dans un livre qui proposerait une « image dévalorisée de la femme ».

     

    Là, j’avoue, je reste rêveur… Ou j’ai lu vraiment très distraitement un ouvrage que son auteure elle-même (voir ses propres propos) aurait écrit en pensant à autre chose, ou alors Voros se fourvoie. Si l’auteur des Particules élémentaires a inventé quelque chose, il me semble que c’est l’alliage d’une complaisance systématique pour les aspects les moins séduisants de l’existence et d’une écriture tendance kiosque de gare chic — montage de clichés stylistiques, ponctué de préciosités souvent fautives, pour faire littéraire. On est très loin de Licorne, de son subtil équilibre entre ironie et lyrisme contenu, de la tendresse dont son auteure fait preuve pour les personnages « moyens » qui lui importent.

     

    Quelle morale tirer de cette petite histoire ? Illustre-t-elle simplement la fascination que beaucoup partagent pour un écrivain qui sait y faire ? Faut-il incriminer le célèbre complotisme ? Évoquer les effets malheureux d’un défaut d’oreille ?... Sam Voros semble trop fin et trop cultivé pour qu’on lui attribue semblables travers. Alors ?...

     

    Alors peu importe : lui et moi arrivons à la même conclusion : lisez Licorne. Vous verrez bien.

     

    P. A.

     


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  • photo Pierre Ahnne

     

    Le roman de Marie Gauthier, Court vêtue, vient de remporter le prix Goncourt du Premier roman 2019.

     

    Ça ne m’étonne pas. Dès sa sortie, en janvier, j’avais été sensible au charme étrange de ce petit livre, plus transgressif qu’il n’en a l’air ou qu’on pourrait le croire à sa thématique, vue de loin — l’éducation sentimentale et sexuelle d’un adolescent par une jeune fille à peine plus âgée. Car, si la jeune auteure semble s’inscrire dans une tradition, c’est pour ne s’y conformer qu’en apparence, et remplacer les péripéties romanesques par une rêverie hypnotique sur les corps en été. Lisez-la.

     

    Pour lire mon article sur Court vêtue, cliquez ici.


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