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    « L’extase — moi ça m’intéresse,

    L’extase.

     

    J’ai comme idée

    De ce que c’est,

    Une petite idée.

     

    Je pense que ce n’est pas mal :

    Avoir bien mangé, bien bu

     

    Et l’extase encore

    Par-dessus. L’extase.

    La vraie belle vie. »

     

    Guillevic, Les Chansons d’Antonin Blond


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    « De mon entrée dans la forêt je ne me souviens pas, mais je me rappelle l’instant où je me suis retrouvé là-bas, devant un arbre couvert de pommes rouges. J’étais si stupéfait que je fis quelques pas en arrière. Mon corps se souvient mieux que moi de ces pas en arrière. Chaque fois que je fais un faux mouvement du dos ou que je recule, je vois l’arbre et les pommes rouges. »

     

    Aharon Appelfeld, Histoire d’une vie


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    « Il n’avait pas une mauvaise nature, à moins qu’on ne qualifie ainsi la sécheresse de cœur unie à pas mal d’égoïsme ; mais il était considéré, en général, comme un homme respectable, car il se conduisait correctement dans les circonstances ordinaires de la vie. »

    Jane Austen, Raison et sentiments


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    « Cette nuque conduisait le regard par un contour plein et renflé à des épaules fort blanches et potelées, que laissait à découvert l’échancrure du corsage et où se trouaient dans l’embonpoint deux fossettes appétissantes. La gorge, sous la pression d’un corps de baleine, tendait à rapprocher ces demi-globes que les flatteurs poètes, faiseurs de madrigaux et sonnets s’obstinent à nommer les frères ennemis, bien qu’ils se soient trop souvent réconciliés, moins farouches en cela que les frères de la Thébaïde. »

     

    Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse

     

    Illustration : Giovanni Silvagni, Étéocle et Polynice (1820-22)


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    « Si les âmes étaient visibles aux yeux, on verrait distinctement cette chose étrange que chacun des individus de l’espèce humaine correspond à quelqu’une des espèces de la création animale ; et l’on pourrait reconnaître aisément cette vérité à peine entrevue par le penseur, que, depuis l’huître jusqu’à l’aigle, depuis le porc jusqu’au tigre, tous les animaux sont dans l’homme et que chacun d’eux est dans un homme. Quelquefois même plusieurs d’entre eux à la fois. »

     

    Victor Hugo, Les Misérables


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