• Tag Paroles d'écrivains

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  •   « Chez nous, un Martini, ça se sert avec une olive, dit le boss, et pas avec une cerise. Seules les boissons sucrées sont servies avec une cerise.  — Exact, Sir.  — Pourquoi avez-vous servi le Martini avec une cerise ?  — Parce que je suis myope, Sir.  — O.K. Bronsky. »   Sa...

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  •   « De temps à autre, la neige mouillée et drue, avant d’avoir atteint le sol, se liquéfiait sous forme d’une pluie lente, et il fallait scruter chaque flocon pour comprendre que ce n’était pas de la pluie, mais de la neige. Cette incertitude suscitait un certain malaise et l’on...

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  •   « Son idéal allait même jusqu’à l’extravagance. Il souhaitait de faire du navrement un repoussoir aux joies. Il aurait voulu étreindre une femme accoutrée en saltimbanque riche, l’hiver, par un ciel gris et jaune, un ciel qui va laisser tomber sa neige, dans une chambre tendue...

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  •   « Mon cas ressemble à celui du mendiant qui, en plein hiver, chante sur un pont, à minuit. Les passants ne donnent rien parce qu’ils trouvent cette façon de demander l’aumône un peu trop théâtrale. De même, en me voyant accoudé sur un parapet, mélancolique et désœuvré, les...

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  •   « Il se dirigea vers les chevaux de bois, parc pour les cauchemars des enfants et pour la paresse somnambulique de ceux qui les accompagnent, venant à cette heure — les inusables quatre heures de l’après-midi — de vagabonds, de bonnes sortant du bain, emprisonnant les mains de bandes...

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  •   « On n’a jamais la vie qu’il faudrait avoir. C’est trop court ou c’est trop long. Elle est morcelée, divisée ; chacun en possède un morceau. On est chez l’un et chez l’autre. Je dois m’approcher de mon voisin pour me reconnaître et si, brusquement, on se prend d’amitié...

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  •   « Quand elle aura les pieds sur ma pierre tombale, elle pensera : "Maintenant je marche sur les ossements de ce vieillard en enfance", mon esprit vivra, je ressentirai tout le poids de son corps, j’aurai un peu mal, sentant la douceur de velours de la plante de ses pieds. Même mort...

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  •   « Il prit son père dans ses bras et le porta sur le lit. Il éprouva un sentiment d’épouvante quand il s’aperçut, au cours des quelques pas que dura le transport, que le père, contre sa poitrine, jouait avec sa chaîne de montre. Il ne put le coucher tout de suite tant le vieillard se...

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  •   « Une charrette traînée par des bœufs a paru dans la place et s’est arrêtée devant le portail. Un mort était dessus. Ses pieds pâles et mats, comme de l’albâtre lavé, dépassaient le bout du drap blanc qui l’enveloppait de cette forme indécise qu’ont tous les cadavres en...

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  •   « Pour ne pas crier, ni frapper, j’eus recours à l’oraison jaculatoire : — O mon Dieu, adorable créateur de l’enfer, gloire à Vous. Enfer, feu de joie de la justice, sois béni. »   Béatrice Beck, Des Accommodements avec le ciel

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