• Tag Paroles d'écrivains

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  •     « C’est la nuit qui est continue. C’est la nuit qui est le tissu Du temps, la réserve d’être Et le jour n’ouvre là-dessus que par de méchantes fenêtres et des poternes. C’est le jour qui rompt et le jour n’ouvre là-dessus Que par de pauvres jours De souffrance. C’est le...

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  •   « Car j’aime comparer à de très jeunes filles mes pensées qui ont la courbe de leurs jambes craintives et l’effarouchement moqueur d’éclats de rire.   Seules les jeunes filles ne m’ennuyèrent jamais : Vous savez qu’elles vont, dont ne sait quoi, causer le long des tremblements...

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  •   « "Daigne protéger notre chasse,             Châsse De monseigneur saint Godefroi,             Roi !   Si tu fais ce que je désire,             Sire, Nous t’édifierons un tombeau,             Beau ;   Puis je te donne un cor d’ivoire,...

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  •   « Ses yeux ont délaissé la page, elle les lève, Et, sous l’impression du chapitre, elle rêve Aux existences des personnages fictifs Passionnés, vivants, ambitieux, actifs, Dont les conflits ou les baisers forment l’intrigue ; Elle s’arrête pour suspendre sa fatigue Et se demande...

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  •     « Des villes, et encore des villes ; J’ai des souvenirs de villes comme on a des souvenirs d’amours : À quoi bon en parler ? Il m’arrive parfois, La nuit, de rêver que je suis là, ou bien là, Et au matin je m’éveille avec un désir de voyage.   Mon Dieu, faut-il mourir !...

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  •   « Fille de l’air, rêverie, compagnonne du soldat, le jour est long sous la pluie ; tu reviens, le jour s’en va.   Compagnonne, compagnonne, Entends tousser les chevaux ; la soupe n’était pas bonne, le rata n’était pas chaud.   Ceux que j’aime, est-ce qu’ils m’aiment ?...

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  •   « Le long d’un ciel crépusculâtre, Une cloche angéluse en paix L’air exilescent et marâtre Qui ne pardonnera jamais.   Paissant des débris de vaisselle, Là-bas, au talus des remparts, Se profile une haridelle Convalescente ; il se fait tard.   Qui m’aima jamais ? Je m’entête...

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  •   « Peupliers et trembles. Dans la dernière clarté horizontale             à cette heure où la feuille la plus haute, qui tout le jour             était prise dans la rivière de brise invisible                         soudain se fige en un miel...

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  •   « Ici les fondemens des chasteaux rehaussés Par les ressuscitans promptement sont percés ; Ici un arbre sent des bras de sa racine Grouiller un chef vivant, sortir une poictrine ; Là l’eau trouble bouillonne, et puis s’esparpillant Sent en soy des cheveux et un chef s’esveillant....

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  •   « Dans la paume du village Le soir vient manger les graines Du sommeil animal   Bonne nuit à la pensée   Et j’appelle le silence Par son plus petit nom »   Éluard, Les Mains libres

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