• Pendant la troisième semaine de novembre, ma pièce, La Cantatrice et le Gangster, sera jouée au Théâtre de l’Île-Saint-Louis par Marion Hérold et Markus Fisher, dans une mise en scène de Marie-Pierre Pêcheur.

     

    Je serais heureux de compter parmi mes spectateurs tous les lecteurs de ce blog qui seraient disponibles et tentés.

     

    Toutes les indications figurent dans le programme du théâtre ( https://www.theatre-ilesaintlouis.com/ ) et sur l’affichette ci-dessous.

     

    Bientôt ma pièce


    votre commentaire
  • La vie est pleine de surprises. Ce matin, je découvre sur ce blog un commentaire portant sur mon récent entretien avec Nora Sandor. Une lectrice m’y pose tout de go la question : Nora Sandor existe-t-elle ? Perplexe, je m’informe, tombe, comme dans un roman de Nora Sandor, sur une vidéo postée sur YouTube (pour la voir, cliquez ici).

     

    Comme elle dure 27 minutes 30, je vous la résume à gros traits. Sam Voros, « écrivain et prof de français » (La Lumière et la nuit, L’Harmattan, 2014), y parle de Licorne, citant, au passage, élogieusement et aimablement, mon propre article. Mais sa lecture du roman de Nora Sandor l’a conduit à des conclusions auxquelles, pour ma part, je n’aurais pas pensé : Licorne serait peut-être de Michel Houellebecq, rien de moins, tentant de renouveler l’exploit de Romain Gary en son temps : avoir deux fois le prix Goncourt.

     

    photo Nora Sandor

     Elle s'est fait photographier de dos, encore un indice...

     

    À cette hypothèse audacieuse, je pourrais, quant à moi, répondre que j’ai vu Nora, que je lui ai parlé. Mais « ça ne prouve rien », me répondrait Sam, évoquant Ajar. Disons donc plutôt un mot de ses arguments…

     

    Licorne serait un livre « si profond, si travaillé », qu’on aurait peine à croire qu’il est la première œuvre d’une auteure de 31 ans. Bel hommage, que l’intéressée saura apprécier.

     

    Le « silence des médias à propos d’un livre si exceptionnel » serait également louche. Sympathique naïveté, qui conduit notre commentateur à contredire lui-même au passage sa théorie du deuxième Goncourt.

     

    Et puis, il y aurait tous les thèmes houellebecquiens. Le corps, par exemple, ou la banlieue… Motifs, il est vrai, assez peu partagés pour justifier tous les soupçons. Pour ce qui est de l’écriture aussi, Sandor reproduirait tous les tics de Michel. Comme « la pirouette ironique » en fin de phrase (pourtant Flaubert, Proust, Vialatte ?...) ou « le grossissement burlesque » (tant d’autres ?...).

     

    Le personnage de Maëla achève de convaincre notre soupçonneux critique : l’héroïne de Licorne sortirait en effet tout droit d’un roman de l’auteur favori de Laurent Wauquiez. Car qui est Maëla ? « Une idiote », bien à sa place dans un livre qui proposerait une « image dévalorisée de la femme ».

     

    Là, j’avoue, je reste rêveur… Ou j’ai lu vraiment très distraitement un ouvrage que son auteure elle-même (voir ses propres propos) aurait écrit en pensant à autre chose, ou alors Voros se fourvoie. Si l’auteur des Particules élémentaires a inventé quelque chose, il me semble que c’est l’alliage d’une complaisance systématique pour les aspects les moins séduisants de l’existence et d’une écriture tendance kiosque de gare chic — montage de clichés stylistiques, ponctué de préciosités souvent fautives, pour faire littéraire. On est très loin de Licorne, de son subtil équilibre entre ironie et lyrisme contenu, de la tendresse dont son auteure fait preuve pour les personnages « moyens » qui lui importent.

     

    Quelle morale tirer de cette petite histoire ? Illustre-t-elle simplement la fascination que beaucoup partagent pour un écrivain qui sait y faire ? Faut-il incriminer le célèbre complotisme ? Évoquer les effets malheureux d’un défaut d’oreille ?... Sam Voros semble trop fin et trop cultivé pour qu’on lui attribue semblables travers. Alors ?...

     

    Alors peu importe : lui et moi arrivons à la même conclusion : lisez Licorne. Vous verrez bien.

     

    P. A.

     


    1 commentaire
  • photo Pierre Ahnne

     

    Le roman de Marie Gauthier, Court vêtue, vient de remporter le prix Goncourt du Premier roman 2019.

     

    Ça ne m’étonne pas. Dès sa sortie, en janvier, j’avais été sensible au charme étrange de ce petit livre, plus transgressif qu’il n’en a l’air ou qu’on pourrait le croire à sa thématique, vue de loin — l’éducation sentimentale et sexuelle d’un adolescent par une jeune fille à peine plus âgée. Car, si la jeune auteure semble s’inscrire dans une tradition, c’est pour ne s’y conformer qu’en apparence, et remplacer les péripéties romanesques par une rêverie hypnotique sur les corps en été. Lisez-la.

     

    Pour lire mon article sur Court vêtue, cliquez ici.


    votre commentaire
  • Une expositionL'exposition Stéphane Mandelbaum vient d'ouvrir au Centre Pompidou. C'est le moment de lire ou de relire le livre que Gilles Sebhan a conxacré à ce peintre, assassiné à 25 ans. Voir ici mon article.


    votre commentaire
  • blogerslorrainsengages.unblog.fr« Ce devrait être un des livres dont on parle en cette rentrée. Ou alors, c’est à désespérer », disais-je… Eh bien, l’académie Goncourt, quelles que soient ses raisons, vient de nous donner des motifs de garder espoir, en donnant son prix au livre de Nicolas Mathieu, Leurs enfants après eux (Actes Sud). Je m’en réjouis d’autant plus que ce roman remarquable, qui avait déjà reçu le prix Blù Jean-Marc Roberts, a été un des tout premiers dont j’ai éprouvé le besoin de vous parler cet automne.

     

    Pour lire ou relire ce que j’en disais, cliquez ici.


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique